


Dès
l’enfance, Albert Martin manipule la terre.
Il la façonne et en fait surgir des éléments d’architecture,
des personnages, des colombes....
Plus tard, suite à un voyage en Catalogne, il s’empare de
l’art roman et entame une collection de statues et bas relief.
Il modèle, toujours et toujours. De son bloc d'argile,
il en fait sortir la forme de l'informe, en un acte créateur
il donne force et beauté à sa terre rouge.
Au cours d'un séjour humanitaire au Burkina Faso,
il découvre la technique du bronze à la cire perdue.
Le procédé le fascine, le passionne. Ce matériau lui
permet
d'envisager des formes de plus en plus audacieuses,
il joue avec le mouvement, les effets de matières,
les contrastes, et cherche à atteindre les limites propres
à la technique du bronze. Sa production s'affirme,
il opte pour la figure, pour les corps, il érige, il étire...
Sa dernière série de personnages est un hommage
rendu à l'Afrique qui lui a révélé ce procédé ancestral,
grâce auquel survivent encore les artistes bronziers africains.
Aujourd'hui, libre de vivre pour sa
vocation, obéissant à ses
intuitions,
il communique par ses oeuvres,
il transmet ses idées et ses rêves.
Il traduit une expression subjective
du monde qui l’entoure. Il réagit
sans relâche, au tumulte qui
trouble et réinvente notre
univers contemporain.
Ces sculptures donnent à voir la
force vitale qui nous anime et nous
rassemble : la création artistique.






